Le prix des logements au Québec est devenu un sujet très d’actualité, en particulier lorsque la cible ce sont les étudiants internationaux. Entre des loyers très élevés et aussi la difficulté à trouver des jobs décents, beaucoup d’étudiants sont confrontés à un grand défi dans leur parcours.
« Chaque mois, je dois payer 800 dollars ! Je dois choisir entre mon loyer et acheter des livres. »
Yanel, étudiant international
Un loyer de plus en plus cher : une pression financière énorme
Yanel, est un étudiant international qui est arrivé au Québec en 2023 pour poursuivre ses études. Mais comme beaucoup d’étudiants internationaux, il s’est retrouvé face à de gros défi tels que : le logement et le coût de la vie.
«Avant mon arrivée, j’avais déjà une idée du loyer, mais sur le terrain j’ai été confronté à une autre réalité. Les loyers étaient très chers, parfois très éloignés de mon collège et peu propres », raconte-t-il.

Source : Kevin Dagan
D’après un rapport de Statistique Canada, le prix des loyers a augmenté de 5,5 % en moyenne entre 2022 et 2023. Les nouveaux locataires paient jusqu’à 200 $ de plus que ceux qui étaient déjà là. Certains étudiants doivent débourser 800 $ par mois pour un logement décent, un montant qui dépasse certainement leur budget.
« Beaucoup d’étudiants internationaux ne réalisent pas vraiment à quel point la vie est très chère ici. Le logement, la nourriture, le transport… tout s’enchaîne très vite », explique God Edmerson, technicien à la vie étudiante au Collège Universel.

Source : Kevin Dagan
Étudier et travailler ? Une combinaison très difficile pour les étudiants internationaux
Beaucoup diront qu’ils avaient certifiés avoir les moyens, mais les imprévus et la réalité du terrain dicte sa loi. Face à ces dépenses croissantes, Yanel par exemple, n’a eu d’autre choix que de cumuler études et deux emplois. Confronté à la limite d’heures de travail, beaucoup n’arrivent même pas à trouver de boulot et à faire ses 24 heures préconisées. Ce qui n’arrange vraiment pas les choses.
« Je travaille à peine 20 heures par semaine dans un supermarché. Parfois, je finis tard et je dois encore réviser , C’est très fatiguant», affirme-il.
Des solutions limitées et une aide insuffisante
Pour joindre les deux bouts, beaucoup d’étudiants essaient d’obtenir des bourses, mais elles restent inexistantes. « Les étudiants internationaux n’ont pas droit aux mêmes aides que les résidents permanents ou les natifs, ce qui rend encore la situation très difficile », nous confie God Edmerson.
En attendant, beaucoup doivent se tourner vers des solutions alternatives qui ne sont pas forcement adaptées à leurs besoins:
- Colocation pour réduire le loyer. (Vous ne pouvez pas choisir vos collocs et parfois nombreux dans de petites chambres)
- Emplois étudiants sur le campus. (Une denrée devenue rare)
- Banques alimentaires et soutien communautaire. (Non offert au collège universel malheureusement comme d’autres collège)
Mais ces solutions ne suffisent pas toujours. Yanel, comme beaucoup d’autres étudiants, espère que les institutions offriront davantage d’aide aux étudiants internationaux. « On veut juste étudier et réussir, mais parfois, c’est un vrai combat », conclut-il.
À lire aussi :






Laisser un commentaire