Dans la cour du collège, les hoodies oversize se mêlent aux vestes vintage, tandis que les derniers modèles de sneakers suscitent l’admiration. Ici, le vêtement n’est pas seulement esthétique, il parle, il revendique. Chez les 18-25 ans, la streetwear est devenue une extension de l’identité. Si le style a toujours été un marqueur générationnel, aujourd’hui, il traduit aussi des valeurs : authenticité, inclusivité et créativité, malgré des portefeuilles souvent limités.

De la tendance à la tribu

“Mes fringues, c’est ma carte de visite”, Mehdi, 20 ans, étudiant en communication, en ajustant sa casquette NFT. Pour lui comme pour 68 % des étudiants, la mode est avant tout un moyen d’expression personnelle (étude IFM 2024).

Le phénomène s’étend sur TikTok où des mouvements comme le #ThriftFlip, qui consiste à customiser ses vêtements de seconde main, explosent en popularité. Des étudiants partagent fièrement leurs trouvailles de friperies ou montrent comment ils transforment une vieille veste en pièce unique. Les influenceurs locaux, eux, dictent les dress codes du campus en quelques publications : hoodies XXL, jeans baggy et sneakers rares deviennent des symboles de reconnaissance.

Citation clé :

“Quand tu portes une pièce rare, t’as direct des potes qui te parlent.” – Lina, étudiante en design graphique.

Au-delà de l’apparence, porter du streetwear permet aux étudiants de revendiquer leur indépendance face aux standards élitistes de la haute couture, tout en tissant des liens autour d’un langage vestimentaire commun.

Le défi du porte-monnaie

Avec un budget moyen de 120 $/mois pour les loisirs (étude Campus Mode 2025), les étudiants doivent ruser pour rester stylés sans exploser leurs finances.

Aya, 19 ans, fréquente régulièrement les friperies solidaires : “Je trouve des Nike à 20$ si j’y vais le mardi.” Le mardi étant le jour des soldes dans certaines boutiques locales. De plus, de nombreux étudiants privilégient les groupes de troc sur Facebook comme “Mode Solidaire [collège universel]”, où vêtements et accessoires circulent gratuitement ou pour quelques dollars.

Friperies de quartier : des trésors cachés accessibles à tous.

Groupes de troc : une alternative solidaire pour renouveler sa garde-robe.

Selon l’ADEME (2025), 45 % des 18-25 ans achètent désormais majoritairement en seconde main. Un chiffre en constante progression, signe que la génération Z associe style et conscience écologique.

Un style qui crée du lien

Au sein du collège, le Bureau des Étudiants (BDE) ne manque pas d’idées pour encourager cet engouement : il organise désormais des “Sneaker Days”, des journées où les étudiants exhibent leurs modèles rares ou personnalisés.

“C’est comme un club secret, mais en plus stylé,” rigole Amir, 21 ans, qui a rencontré ses meilleurs amis en portant ses Jordan customisées. Lors de ces événements, des concours de customisation de sneakers, des marchés de troc et même des ateliers de réparation de vêtements sont proposés, renforçant la solidarité autour du streetwear.

Au final, bien plus qu’un simple phénomène de mode, le streetwear étudiant est un vecteur de lien social. Il permet aux jeunes de revendiquer leur identité, tout en favorisant l’échange, l’ouverture et la solidarité sur les campus.

EXERGUE :

“La streetwear, c’est la démocratie de la mode : tout le monde peut jouer.” – Marco, vendeur en friperie.

Un dressing étudiant avec étiquettes de prix visibles (“Veste The North Face – 25$”).

Source : Shadan Sibabi

À lire aussi :

“Comment la Gen Z réinvente la mode durable” – Konbini

“Pourquoi les collèges encouragent le troc vestimentaire” – Le Monde Campus

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